Principes généraux

Le système d’aires protégées W-Arly-Pendjari-Oti-Kéran-Mandouri (WAPO) reste, à l’échelle de l’Afrique de l’Ouest, un ensemble écologique de premier plan, constituant le principal espace d’écosystèmes soudaniens en bon état de conservation.

Le complexe du WAPO est constitué d’un réseau de 26 aires protégées, qui s’étend sur près de 3 000 000 ha. Le système s’articule autour de trois unités, centrées respectivement sur le Parc Régional du W (qui couvre le Bénin, le Burkina Faso et le Niger), l’ensemble constitué du Parc National d’Arly (Burkina Faso) et du Parc National de la Pendjari (Bénin) et le complexe Oti-Kéran-Mandouri (Togo).

Reconnaissant son importance au niveau mondial, certaines parties du complexe écologique WAPO ont été inscrites comme site du patrimoine mondial, Réserve de Biosphère de l’UNESCO et Zones humides d’importance internationale, conformément aux différentes conventions y afférentes.

L’extension de ces inscriptions se poursuit avec pour objectif le classement du complexe WAP comme site du patrimoine mondial de l’UNESCO. Cette option témoigne, une fois de plus, la volonté des Etats de répondre aux défis environnementaux et d’assumer leurs obligations internationales, principalement celles relatives à la Convention sur la Diversité Biologique.

Ceci implique une gouvernance adaptée à la particularité du système des aires protégées du complexe WAPO basée sur une gestion transfrontalière, favorable à une prise de décisions communes et harmonisées en matière de politiques, d’outils de gestion et d’aménagement et de législations. Par ailleurs, ce principe de gouvernance partagée est en parfaite adéquation avec les objectifs s’Aïchi, notamment l’objectif 11.

La gouvernance du WAPO se fonde également sur la Politique Commune d’Amélioration de l’Environnement (PCAE) de l’UEMOA, laquelle repose sur des principes parmi lesquels la subsidiarité, la régionalité et la complémentarité.

La gestion transfrontalière du complexe WAPO vise à assurer une durabilité politique, institutionnelle, juridique, financière et socio-économique avec des bénéfices au plan local, national et mondial.

La gouvernance des aires protégées du complexe WAPO se base d’une part, sur celle assurée par les Ministères en charge des aires protégées et d’autre part, celle au niveau transfrontalier impliquant l’ensemble des quatre Etats.

Dans le contexte actuel, cette gouvernance implique de plus en plus d’autres acteurs représentés par la société civile (les AVIGREF et REVICA au Bénin, les ZOVIC au Burkina Faso par exemple) et le secteur privé. Des initiatives d’un partenariat public privé sont également en cours, voire en consolidation, notamment au niveau des concessions de chasse.

En 2014, ce continuum écologique s’est doté d’un Schéma Directeur Régional d’Aménagement et de Gestion Concertée du Complexe WAPO (SDA), adopté par le Conseil des Ministres et ayant pour champ d’application les aires protégées et la périphérie.