Au plan de l’aménagement et la gestion du complexe, il convient d’appliquer le zonage du MAB/UNESCO (noyau central, zone tampon, zone de transition) puis d’affiner la délimitation des périphéries sur la base de la négociation locale ou la coopération transfrontalière. Au plan de la gestion, il convient d’informer et former les parties prenantes du complexe à tous les niveaux et plus précisément, de renforcer les capacités de gestion de toutes les parties prenantes (gestionnaires, décideurs politiques, responsables et membres des organisations de la société civile et des organisations communautaires).

Au plan de la gestion des interfaces (AP/périphérie), du développement de la périphérie et de l’implication des acteurs, plusieurs orientations sont proposées. S’agissant de la cohabitation homme/faune, il convient de s’orienter vers un accord régional de prévention et de gestion des conflits et la prise en compte dans les plans d’aménagement, de couloirs d’accès aux points d’eau et aux pâturages. S’agissant de la transhumance, il est proposé l’harmonisation des législations nationales pour la transhumance transfrontalière, l’intégration d’un schéma de transhumance transfrontalière intégré dans les plans d’aménagement et de gestion des AP, l’institution de mesures de sécurisation des aires de pâturage et des couloirs de passage dans la périphérie du complexe WAPO avec un aménagement conséquent des parcours et le balisage des espaces pastoraux.